alsa.se a écrit:
Osons rêver...
En Normandie, une fosse commune d'une poignée de soldats allemands, connue par les locaux, a été signalée au Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V. qui n'a pas souhaité rapatrier (s)ces soldats. Cet organisme s'est contenté d'indiquer que l'essentiel est de connaître l'emplacement mais qu'il est préférable de laisser reposer ces soldats ensemble, là où ils se trouvent... (C'est le cimetière de Niederbronn qui a donné cet information sur ce cas). L'Allemagne semble ne pas avoir les mêmes intérêts à récupérer ses disparus que les américains.
Ou, tout simplement, chercher à respecter les conditions générales d’aménagement des fosses communes de l'époque, qui sont, elles-mêmes, un fait de guerre incontestable.
Une fosse commune, en soi, n'a rien de dévalorisant dans les usages militaires, tant que son espace est respectée.
La pratique de l'ensevelissement isolé, mais, le plus souvent, effectué par deux, voire quatre corps, de part et d'autre de la même pierre tombale, est très récente, vu qu'elle ne date que des années qui avaient suivi la fin du premier conflit mondial et qu'elles avaient été, comme à Douaumont, essentiellement érigées, afin de symboliser le sacrifice des troupes.
Historiquement, depuis que l'Homme s'était mis sur la tronche avec son voisin, la règle, après une bataille, était la fosse commune, creusée, le plus souvent, par les civils locaux, sous l'autorité des "Vainqueurs".
Au départ, c'était une simple et nécessaire mesure d'hygiène, car les cadavres sur le champ de bataille s'étaient avérés être porteurs de "miasmes" dangereux, capables de transmettre, très rapidement des épidémies mortelles. D'où l'emploi de la "chaux vive", quand on en disposait.
Bien après, à la fin de la Der des Ders, on avait, quand c'était possible, créé, dans une volonté d'intention mémoriale nationale, les cimetières militaires, où, nous avions, désormais pris soin d'enterrer les restes "découverts" de soldats tués au combat. A titre indicatif, à Douaumont, il existe un ossuaire, pendant direct de la "fosse commune", à proximité immédiate d'un cimetière militaire!
A Tannenberg, par exemple, victoire importante de la Kaiserliche Armee, durant la première Guerre Mondiale, il avait été érigé un monument, durant les toutes premières années de la mise en place du III.Reich, à la mémoire des combattants, sauf que, à l'époque, leurs corps avaient, eux, tous finis, mélangés avec les combattants russes, dans les mêmes "fosses communes".
Même motif, même punition, durant la guerre franco-"prussienne" de 1870-1871, pour laquelle il n'existe, dans nos territoires orientaux, aucune sépulture militaire "individualisée", quelque soit le grade!... sachant que, à l'époque, les militaires, eux-mêmes, quelque était leur camp, étaient, désormais, essentiellement, chargés de creuser les fosses communes et d'y "jeter" les corps des combattants.